La gazette littéraire du projet lecture du bassin de Fréjus à Fayence, en passant par le Muy...
mardi 31 mars 2009
Un beau roman émouvant : L'Age d'Ange d'Anne Percin, Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
« L’âge d’ange » est un roman d’Anne Percin, dans lequel une adolescente, issue d’un milieu aisé, passionnée de grec ancien, rencontre un garçon de son lycée, qui partage sa passion. Ce garçon, c’est Tadeusz, un Polonais, il est pauvre et vit en banlieue, ses parents mettent tous leurs espoirs en lui. Les deux personnages, pourtant très différents, partagent un certain amour. Ils s’aiment, mais pas de la même façon, car là aussi, ils sont différents…
J’ai apprécié ce roman, qui parle de sujets intéressants, et qui les aborde d’un point de vue original. Par exemple, Tadeusz expose son point de vue plutôt positif et optimiste des émeutes dans les banlieues. L’homosexualité de Tadeusz apparaît à la fin du livre, mais ce sujet-là aussi est abordé « tout en douceur », en effet, on la devine, elle coule facilement dans l’esprit du lecteur, tout comme les nombreuses émotions rencontrées dans le livre, qui nous fait découvrir plusieurs formes de l’amour : « Tadeusz me prit le bras. Ses yeux étaient pleins de larmes. « Je croyais que tu avais compris… », J’aurais dû comprendre. Évidemment… ».
J’aime l’originalité de ce roman. Non seulement par rapport au point de vue, mais aussi par rapport au fait qu’Anne Percin nous fait découvrir la passion que l’on peut avoir pour le grec ancien et le russe. Car c’est en effet grâce à une passion pour un livre sur la Grèce antique « Amours des dieux et des héros », que se rencontrent les deux personnages, pourtant totalement opposés et différents : Tadeusz, le jeune Polonais des banlieues, et Anja, la narratrice, une jeune luxembourgeoise issue d’un milieu aisé. Cette dernière va donc se découvrir tout au long du roman, en même temps que le lecteur. Ce dernier ignore jusqu’à son nom, et même son sexe, pendant une grande partie du récit. Le nom n’est dévoilé qu’une seule fois dans tout le livre, qui met davantage l’accent sur la psychologie des personnages, ce qui le rend mystérieux et très intéressant.
J’en viens maintenant à la présentation du roman. À première vue, la couverture m’a semblé vide, pâle, et inexpressive. Mais, il ne faut pas se fier aux apparences, elle est en fait, en regardant bien, très en rapport avec le livre. Les miettes représentent le passage de Tadeusz dans la vie d’Anja, elle-même représentée par la page du livre qu’elle affectionne tant, « sa raison d’être » dit le résumé du livre. Justement, ce dernier est lui aussi plutôt poétique, mais aussi mystérieux, il résume la situation jusqu’à la rencontre entre Tadeusz et Anja. C’est ce mystère qui transparaît de la poésie de cette courte présentation, qui incite le lecteur à lire le livre, afin d’y trouver des réponses à ses questions.
« Un beau roman émouvant », c’est ce que je dirais pour conclure, un roman à travers lequel l’auteur parvient aisément à transmettre les pensées et les sentiments qu’elle souhaite. Ce roman, au départ peu attirant, s’est ensuite révélé plus intéressant et émouvant. Agréable à lire, je dirais que ce livre m’a plutôt plu…
A.C., classe de 3ème 4, membre du Comité de Lecture Junior.
J'ai décroché, je ne comprenais pas le livre "Rien que ta peau", Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Quand j’ai commencé à lire le début du livre, je ne comprenais pas où l’histoire se déroulait (Je pense que c’est un lac), les personnages étaient durs à reconnaître (je croyais que Mathis était un méchant et que le narrateur était un homme car elle a un nom étrange, Louvine, et sa façon de parler me fait penser à celle d’un homme).
J’avoue que je n’ai lu que le début du livre car cette histoire ne m’accrochait pas. C’est alors que j’ai décidé de feuilleter quelques pages. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas d’actions, que l’histoire n’avait pas l’air « d’avancer » car ça parle toujours de la même scène qui s’est passée au début. Aussi, je n’ai pas aimé comment est construite l’intrigue : la construction des phrases ne m’a pas accroché (petites phrases de quatre ou cinq mots) et comment elle est dite (par des sentiments avec toujours les mêmes mots, comme par exemple le mot “hurler” et il n’y a pas d’actions).
Je pense que ce livre est dur à comprendre et que les lecteurs aimant l’action décrocheraient certainement comme moi. Par contre, certains pourraient aimer le livre. Désolé de ne pas développer davantage car, en lisant peu de pages, je n’ai pas pu en savoir beaucoup plus sur l’histoire…
K.H., membre du Comité de Lecture Junior.
Du suspense mais une action lente : "Le Contour de toutes peurs", Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
J’ai un avis partagé sur le livre “Le Contour de toutes les peurs” de Guillaume Guéraud.
Il y a certains retours en arrière qui sont exprimés en une seule page et en italiques à chaque fois comme dans les pages 58,69,86 etc. Dans la plupart de ces pages, le narrateur fait un petit retour en arrière sur des faits qui se sont passés avant qu’il y ait ce gros tournant dans sa vie. Comme dans la page 110 où il raconte un moment où il était avec son grand père. Je trouve ces retours en arrière utilisés pour envoûter encore plus le lecteur dans le récit.Le langage utilisé est plutôt grossier et familier, voir aux pages 49,62,74 etc… ce qui permet d’attirer beaucoup d’adolescents.Pour les personnages principaux, je trouve que le narrateur a fait un bon choix. Il a choisi un adolescent “Clément”, ses parents, et un homme pas très gentil.
Ce livre est du genre policier car il est question de méchant, de procès et d’une enquête policière (pour retrouver le méchant). Je trouve aussi qu’il y a un petit passage dramatique, celui où l’on explique ce qui est arrivé à la petite fille (Cannelle) du bonhomme, page 81.Ce que j’aime dans ce roman, c’est le suspense ; exemple : savoir si le méchant va revenir, où et ceux qui vont réussir à l’arrêter, s’il va être être jugé coupable, pourquoi a-t-il fait cela etc…En revanche, je trouve qu’il n’y avait pas beaucoup d’actions à part au début, chez Clément, sinon presque rien.Par contre, j’ai trouvé quelques passages humoristiques, comme quand Clément parle de Tyson page 6 (Tout le temps à clabauder en frétillant de la queue. Prêt à lécher toutes les mains qui passent au-dessus du grillage…), et page 94 (regardez un peu ce que ce con de chien est capable de faire!… Et ne l’avale qu’après en avoir craché tous les noyaux…) etc.
J’éprouve de la sympathie pour Clément car ce qu’il a vécu me donne de la peine pour lui et je trouve qu’il réagit bien et parce que je le trouve gentil.J’éprouve de l’antipathie pour le bonhomme parce que je ne comprends toujours pas pourquoi il s’en est pris à Clément, car ce n’était pas de sa faute, ni pourquoi il voulait s’en prendre à la mère de Clément car je trouve qu’elle n’y est pour rien dans l’histoire de sa femme et sa fille. Je le trouve tout simplement méchant.J’éprouve de la sympathie pour la mère de Clément car tout au long de l’histoire elle essaye de rassurer Clément et elle est là pour lui. Je la trouve gentille. Je ne m’identifie à aucun des personnages car je n’ai jamais vécu la même histoire qu’eux, par contre je pense que pour certains adolescents particulièrement des garçons, on peut s’identifier à Clément pour son fantasme sur sa professeur et pour ses manies sur la canapé page 7.
Pour résumer, j’ai un avis partagé sur ce roman, car d’une part j’aime bien le suspense et les personnages, mais d’autre part, je trouve l’action lente et parfois inexistante.Quand j’ai vu la couverture et le titre du livre, je m’attendais à un livre avec beaucoup plus d’actions que cela.
J.A., membre du Comité de Lecture Junior.
Moi Dieu Merci Qui Vis Ici, Comité de Lecture Junior pour la Sélection 2009-2010
Moi Dieu Merci qui vis ici
J’ai bien aimé le livre « Moi Dieu Merci qui vis ici » de Thierry Lenain et Olivier Balez.
Comme personnage principal, le narrateur a fait le choix de présenter un homme d’origine africaine, ce qui va donner par la suite une bonne histoire. Elle va raconter la vie d’un africain, ce qu’il a vécu, ce que ses ancêtres ont du vivre etc…
Le narrateur est interne et le temps dominant est l’imparfait (c’étaient, mouraient, semblaient…) car il raconte maintenant un fait passé.
Il y a des retours en arrière juste quand il fait allusion à sa famille et à ses ancêtres, ce qui est bien pour la compréhension de l’histoire, et comme il n’y en a pas beaucoup, ça ne gêne pas non plus car quand il y en a trop, c’est un peu embêtant.
Le langage utilisé est celui de la vie de tous les jours « tuaient, mouraient » que l’on peut entendre à la télévision surtout quand on parle de la guerre en Irak etc…
A certains moments de l’histoire, comme à la page 2, il y a des rimes:
« Puis un jour j’ai fui,
et aujourd’hui
je suis ici en vie,
Dieu Merci »
C’est un album destiné à la jeunesse et qui parle principalement de la guerre. Ce que j’aime dans ce genre d’histoire, et celle-ci particulièrement, c’est qu’elle s’inspire de faits réels : « la guerre qui cause tous ces morts ». Cela fait ressortir toutes les misères qu’il y a sur terre et nous fait comprendre qu’on a de la chance d’être à notre place.
Il y a plusieurs actions (quand il est en prison, puis à l’hôpital, puis quand il quitte sa terre…), mais il n’y a pas d’humour.
Au long de l’album, il fait allusion à un certain « Papa Kiluanji ». Au début, j’ai supposé que c’était son père, puis par la suite j’ai pensé à son grand- père, mais on ne peut pas en être sûr car il n’en parle pas précisément ce qui laisse un petit mystère à l’histoire.
Puis au niveau des images, j’ai remarqué qu’à la page 12 (Hôpital) et la page 25 (Quand il sauve la femme âgée) ce sont les mêmes images mais dans un contexte différent, et dans les deux images, un personnage montre du doigt la liberté (la fuite de son pays et la maison près de l’océan).
Je ressens de la sympathie pour Dieu Merci car il est gentil et courageux et en même temps de la pitié car ça me fait mal pour lui qu’il ait du quitter son pays et qu’il ait perdu sa famille.
Bilan:
Certes il n’y a pas beaucoup de texte dans ce livre, mais le peu qu’il y en ait, plus les images, nous suffisent pour comprendre cette histoire qui raconte simplement les problèmes des autres dans leur pays en guerre : le triste sort des Africains qui doivent abandonner leur terre, leur familles… pour leur survie. C’est bien des livres qui racontent ceci pour nous faire savoir la vérité…
J.A., membre du Comité de Lecture Junior.
dimanche 22 mars 2009
Un livre qui montre la valeur de nos actes, Une Ado en prison, Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Une Ado en prison est un roman de Marc Cantin. Il présente la vie d’une jeune fille qui se retrouve en prison à l’âge de treize ans et d’un juge qui va essayer de l’aider.
J’ai beaucoup aimé ce livre et l’histoire est simple. Marc Cantin a décidé de nous emmener dans l’histoire d’une jeune fille, Bahia, qui se retrouve en prison. A l’âge de treize ans, Bahia est déjà une délinquante ayant commis des vols et des crimes. Son juge, Paul Desnier, va essayer de comprendre pourquoi elle a commis ces crimes. Paul va aussi se rendre compte que Bahia est en prison à cause d’un jeune homme, Anthony.
Ce livre est impressionnant, il se lit facilement et on s’intègre très vite dans l’histoire. Le livre nous montre la valeur de nos actes et nous en fait prendre conscience. Il nous fait toucher du doigt aussi la vraie vie derrrière les barreaux d’une prison et deviner que derrière cette histoire se cache une véritable prise de conscience. La vie n’est pas toujours ce que nous pensons, seules les personnes étant passées par cette épreuve peuvent en témoigner.
Je pense que toute personne peut le lire, histoire de comprendre que tout le monde est capable de faire des erreurs, parfois irréparables et que la vie nous fait l’effet d’un gros coup en pleine tête, mais que, cependant, nous le méritons… La vie mérite d’être vécue mais pas en faisant des fautes graves comme tuer quelqu’un.
O.B., classe de 3ème 4, membre du Comité de Lecture Junior.
La Place du Leïko : thème attrayant mais récit peu facile à comprendre, Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Le livre s’appelle « La place du Leiko » écrit par Maria J. Martinez. Il parle de la guerre civile espagnole et d’une petite fille nommée Africa.
Au début, le thème de la guerre civile est très attrayant mais le récit n’est pas facile à comprendre, car le contexte n’est pas précis et mal expliqué. Et les dialogues se succèdent sans indications sur qui parle et qui répond, donc on se perd vite entre les passages donnés pour anecdotes et pour retrouver le présent dans le récit. L’histoire est mal mise en place et perd vite le charme que lui apportent les thèmes abordés.
Je n’ai pas apprécié ce livre car j’ai dû relire deux fois certains passages pour les comprendre et saisir le sens du texte.
Frédéric.A, classe de 3ème 4, membre du Comité de Lecture Junior.
Ce livre a été l'un des plus touchants que j'ai lus : Une Ado en prison, Comité de Lecture Junior pour la Sélection 2009-2010
Une Ado En Prison
J'ai aimé le livre "Une ado en prison" de Marc Cantin.
Les Personnages :
Bahia : C'est une jeune ado mystérieuse. Je ne l'aimais pas beaucoup au début de l'histoire car, pour moi, on ne peut pas tenter de tuer son frère, de mettre le feu à une maison habitée, par amour. Néanmoins, lorsqu'elle sort de prison, je l'ai trouvée touchante et changée avec sa famille. On peut dire qu'elle n'a pas été épargnée par la vie malgré ce qu'elle a commis.
Anthony : C'est le petit copain de Bahia. Exactement le genre de petits copains à éviter ! Il est manipulateur et plus que tout il est lâche. Il détruit une partie de la vie de Bahia. Il ne reconnaît pas ses torts et accuse Bahia de tout. Exemple à la page 86 : " Anthony t'a trompée, Bahia. Tu as fait tout cela pour lui et il t'a trompée.- Peut-être ... Ainsi Anthony m'accuse...- Il te condamne à payer pour deux ".
Le Juge : J'ai adoré son rôle. Ca a été mon préféré. Il n'est jamais sûr de lui et pourtant il le paraissait. Ses questions posées à Bahia sont pertinentes. Il parvient à la déstabiliser comme elle, qui parvient à le déstabiliser. J'ai beaucoup aimé les questions qu'il se pose avant de rentrer dans la prison ex : " Un jour, on s'est demandé ce qui nous séparait de cette prison ? Hormis ce mur." ou quand il recherche Bahia et Anthony : " La justice, ma justice, s'apprête-t-elle à me jouer un sale tour ?" ... " Quelle justice appliquer pour ces enfants de la géométrie urbaine ? La même qui veut tout expliquer et qui, comble du comble, pourrait me condamner moi, le juge Desnier ?" . C'est à ce moment-là que l'on voit qu'il n'est plus sûr de lui.
C'est une personne intelligente et qui ne fait pas un métier simple car la vie des adolescents qu'il rencontre tient à son jugement. Le duo Bahia-Le Juge fait que ce livre se lit très rapidement.
La mère et le frère de Bahia : Ils n'apparaissent pas beaucoup dans le roman. C'est dommage car j'aurais voulu savoir leurs versions des faits face à ce qu'a fait Bahia. Puis, Bahia et sa famille sont réunis à nouveau, ce qui fait que la fin de l'histoire est belle.
Le Langage était simple de compréhension. Ce livre parle d'un sujet difficile : les adolescents emprisonnés. C'est une histoire bien racontée, mais de savoir qu'elle a été vraie paraît invraisemblable. J'ai bien aimé les questions posées à l'auteur à la fin du livre. Ce sont des questions personnelles et l'auteur y a très bien répondu.
Pour finir, ce livre a été, pour le moment, l'un des plus touchants que j'ai lus avec "Le rêve de Sam". Il démontre qu'il ne faut pas se laisser manipuler et qu'il faut garder la tête sur les épaules car les conséquences de nos actes peuvent être lourdes !!
C.P., classe de 3ème 5, membre du Comité de Lecture Junior.
Aller jusqu'au bout de ses idées : Le Rêve de Sam, Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Le Rêve de Sam
J'ai aimé le livre "Le Rêve de Sam" de Florence Cadier. Les personnages étaient tous touchants : les parents de Sam et Josh ont eu le courage de se révolter contre la société malgré leurs origines et ont demandé le droit de vote.
Ils sont malheureusement morts sans avoir pu voir la réussite de leur fils, Sam. Il avait le même courage que ses parents, de l'ambition, et a décidé de défendre ses origines par la persévérance et non par la violence. Après la mort de ses parents, Sam s'est endurci et ressent alors de la haine pour les blancs. Il convertit cette haine en force pour se battre.
Josh. Il était aussi courageux mais ce n'était pas le même courage que celui de son frère. Il se défend par la violence et meurt par la suite, lorsqu'il se retrouve dans un duel entre des "gangs".
La tante : Rosa Parks. Elle a été extrêmement forte dans le bus pour avoir tenu tête à un blanc. C'est, entre autres, elle qui a poussé les Noirs à se battre. Elle a énormément souffert lors de la mort de Josh.
L'oncle. Il apparaît moins tout au long du récit. Il soutient sa famille dans cette lutte pour la liberté.
Martin Luther King. Il a été un exemple pour Sam. Il l'aide à devenir important et à former son association. C'est un homme courageux et qui a beaucoup de volonté.
L'histoire est bien racontée. Elle dénonce des choses réelles et d'actualité comme le racisme. Elle démontre à quel point le racisme est intensif en Amérique, ce que ne nous montrent pas les journaux. Le Langage est simple malgré quelques noms d'associations ( MIA; NAACP;...).
Barack Obama fait un peu penser à Martin Luther King par son calme et son ambition.
En conclusion, ce livre montre que si l'on persévère et que l'on va jusqu'au bout de ses idées avec acharnement mais sans violences, on peut réussir dans la vie ...
C.P., classe de 3ème 5, membre du Comité de Lecture Junior
Le Coeur à la renverse, un trio amoureux et la Révolution Française, Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Le Coeur à la renverse
Le Coeur à la renverse est un roman écrit par Robert Bigot et qui se passe en 1887. Il parle d'amour, de statut social et des débuts de la Révolution Française.
Ce roman a 3 personnages principaux : Colin, Toinette et Fleur.
L'histoire est bien faite, l'idée est bonne et intéressante car l'auteur a su mélanger les faits réels des débuts de la Révolution Française et l'histoire du trio amoureux.
Le titre, « Le Coeur à la renverse », n'est pas tellement attrayant, de même pour la couverture qui est complexe et donc ne donne pas envie d'être lu.
Même si l'idée d'ensemble du roman est bien, je ne l'ai pas aimé car l'histoire est tout de même banale en soi ; un jeune homme amoureux d'une jeune fille où les sentiments sont réciproques et une jeune femme d'un statut social plus élevé que celui du couple, qui, elle, va tomber amoureuse du jeune homme. Et bien évidemment des péripéties qui vont faire douter le jeune homme.
De plus la fin est baclée, ce qui est dommage car l'idée est bonne.
Je ne pense pas recommander ce livre car les débuts révolutionnaires sont dans le programme d'histoire de 4ème, cela est donc inutile pour toucher les 3èmes.
Et puis un travail d'argumentation sur ce roman serait difficile à faire.
J.P., 3*4, membre du Comité de Lecture Junior.
vendredi 20 mars 2009
Facilité et rapidité de lecture pour "Ecoloville", Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Ce livre s’appelle « Ecoloville » et a été écrit par Jean-Yves Duhoo. Il parle d’un groupe de chercheurs, qui va dans une ville-phare en matière de technologie écologique, pour piocher les meilleurs et les utiliser dans une nouvelle ville « Futureville ».
C'est un très bon texte, de par sa facilité de lecture, car le livre est sous forme de bande dessinée ce qui peut plaire à beaucoup de monde, et à tous ceux qui auraient été rebutés par l’épaisseur d’un livre de cette taille sous une forme « classique ».
Il se lit très rapidement en environ 3 heures pour ceux qui lisent lentement et en une demi-heure pour ceux qui lisent souvent des bandes dessinées. Le sujet est simple et est compréhensible par tout le monde. Les dessins sont bien faits, mais malheureusement en noir et blanc.
J’ai aimé ce livre par sa facilité et sa rapidité de lecture, et je le conseille grandement car il est par moments marrant mais aussi très simple.
F. A. , membre du Comité de Lecture Junior, classe de 3ème 4.
Sens interdits pour le livre "Et tu te soumettras à la loi de ton père", Comité de Lecture Junior pour la Sélection 2009-2010
Le livre « Et tu te soumettras à la loi de ton père », est un roman de Marie-Sabine Roger. Il est écrit à la première personne du singulier. C’est l’histoire d’une petite fille de neuf ou dix ans, qui parle de son père, en s’adressant à lui. On découvre alors un père autoritaire et mystérieux, qui lui impose ses lois. La petite fille narre alors sa vie avec son propre point de vue d’enfant.
Je n’ai pas du tout apprécié ce livre, qui, premièrement, sans vouloir faire offense à l’auteur, est écrit de façon peu attirante. En effet, l’enfant parle en s’adressant à son père. Cela est troublant, et provoque un effet d’incompréhension qui s’étend du début jusqu’aux deux tiers du livre. De plus les personnages sont quasiment impossibles à cerner, du fait du manque évident de détails. J’ai d’ailleurs dû me forcer à finir, car je n’ai personnellement pas du tout accroché au style lisse et glissant du livre. D’après moi, ce livre, « on aime ou on déteste ».
Deuxièmement, je trouve que le père est un personnage fait entièrement de clichés, et de tout ce qu’il y a de plus négatif, pour représenter une religion. J’ajouterais à cela le fait qu’aucun autre point de vue n’est proposé au lecteur. Il n’est en effet exposé qu’un seul personnage, qui est « l’ambassadeur » de la religion dans le roman. Il est donc dit au lecteur
que, avoir une religion, c’est être extrémiste, raciste, froid, inhospitalier, et fermé, et ce point de vue unique me choque. Le principe de laïcité n’est-il pas fondé sur le respect des cultes, des religions, et des idées ?
Parlons maintenant de la présentation du roman. Au départ, ni la couverture ni le « résumé » ne m’ont attiré. La couverture est faite de panneaux « sens interdits », qui, si j’ose dire, ont failli réussir à me faire faire demi-tour devant le livre, à leur vue. Le résumé m’a fait le même effet que la fille devant son père : peur. Mais, après avoir fait l’effort de lire entièrement le livre, j’en ai conclu qu’il était très révélateur de l’histoire, finalement.
Pour conclure, je dirais que, à part quelques idées défendables et intéressantes, ce livre ne possède rien qui lui vaille le mérite d’être par mis les cinq livres de « De la Plume à l’Oreille ». À moins que l’on ne souhaite éveiller l’esprit critique des futurs élèves lecteurs…
A.C., membre du Comité de Lecture Junior, classe de 3ème 4.
Germain va changer de point de vue sur le monde grâce à Marguerite et à ses livres : lecture de "La Tête en friche", Comité de Lecture Junior 09-10
Marguerite, personne âgée ayant de l’expérience et de la culture, va donner à Germain le goût de la littérature et de la culture. Germain, lui, essaye de savoir qui il est et ce qu’il fait dans ce monde ; il est détesté par sa mère et décide de vivre sa vie comme il l’entend, c’est-à-dire dans une caravane. Il a aussi du mal à s’exprimer et n’a pas de travail. Il a tout de même ses ami(e)s comme Landremont, Youssef, Francine et Annette. Germain va changer de point de vue sur le monde et sa vision des choses va évoluer grâce à Marguerite et à ses livres.
Ce livre est bien. Il est un peu long au début, mais tout se déclenche avec la rencontre de Marguerite. C’est mon passage préféré. Je pense que Germain a eu de la chance de rencontrer Marguerite. La vie n’est pas toujours ce que l’on pense, et avoir de l’aide et la confiance d’une personne (âgée ou non) peut nous aider à avancer dans notre destinée.
Tous les livres que j’ai lus jusqu’ici ont tous une bonne influence et celui-ci aussi. Peut-être un peu moins. Il peut être lu mais pas dans les plus “intéressants” ou “importants”. Il ne présente pas de prise de conscience.
O.B., membre du Comité de Lecture Junior, classe de 3ème 4.
Une histoire qui pourrait être aimée des plus petits : "Moi Dieu merci qui vis ici", Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
Il est vrai que l’histoire est petite, donc je l’ai lue en entier. Mais elle ne m’a pas attiré. Cela raconte bien en détail, même s’il n’y a pas beaucoup de lignes, et les images montrent bien les actions que réalise le héros. Mais, à part cela, cette histoire m’a ennuyé (je m’en excuse pour les auteurs s’ils lisent ma critique) car elle répète toujours les mêmes choses (je pense avoir compris qu’il s’appelle Dieu Merci). Il n’y a pas d’action et, souvent, on aurait tendance à décrocher ou à le lire vite pour s’en « débarrasser » (comme je l’ai dit, c’est beaucoup répétitif).
Cette histoire pourrait être aimée des plus petits car elle raconte des faits réels (les pays dans le besoin où les habitants émigrent vers d’autres pays, notamment en France dans cette histoire) et il est facile de comprendre le texte, même si pour ma part je n’ai pas aimé.
Je veux rajouter que les dessins de l’illustrateur étaient très bien et donnaient un autre sens à l’histoire.
K.H., membre du Comité de Lecture Junior, classe de 3ème 5.
Une phase difficile due à l'adolescence et une grand-mère rigolote : lecture de "Guadalquivir", Comité de Lecture Junior pour la sélection 2009-2010
J’ai aimé le livre “Guadalquivir” de Stéphane Servant, car il y a certains retours en arrière qui sont nécessaires pour la compréhension de l’histoire, comme pour expliquer d’où viennent Kenza et Béchir, et pourquoi Chacal a tiré sur le type etc… Le narrateur utilise un langage adolescent et familier, ce qui permet aux lecteurs adolescents de mieux comprendre et de plus apprécier l’histoire. Quand elle n’est constituée que de mots “intellectuels”, on (adolescent) n’a pas trop envie de la continuer jusqu’au bout.
Ce roman est du genre policier et aventures car il est question de police à un moment de l’histoire (quand il y a le meurtre, puis à la gare etc…) et il y a de l’aventure quand Frédéric s’en va avec sa grand-mère, qui elle part retrouver les traces de Fédérico et son grand-père, dans le Guadalquivir.J’aime ce genre d’histoire et ce roman tout particulièrement car il y a beaucoup d’actions.
J’éprouve de la sympathie pour Frédéric car il passe une phase difficile dûe à l’adolescence, et ce n’est pas toujours facile pour lui. Choisir entre la meute ou sa famille …J’éprouve de l’antipathie pour Kenza car elle ment tout le temps, à la fin on ne sait plus s’il faut la croire ou pas, et je trouve son personnage ennuyeux car il n’y a rien d’autre que le vol ou les disputes dans sa vie.J’éprouve de la sympathie pour la grand-mère de Croco car elle me fait de la peine avec sa maladie et parce qu’elle est rigolote.Je n’éprouve rien pour Béchir parce que je n’ai pas réussi à cerner son personnage.
Je ne m’identifie à aucun personnage car aucun ne me ressemble, et je n’ai jamais vécu de telles actions. Entre autres, j’ai beaucoup aimé ce livre pour ce qu’il est.
J.A., Comité de Lecture Junior, 3ème 5.